/// à la pousuite de la trace perdue ///

Publié le par GRAPA


L'étude des céramiques nous donne de précieux renseignements sur la cuisine gauloise et les habitudes alimentaires de ce peuple.

Se baser sur la simple forme d'un récipient est souvent insuffisant. En effet, certains pots peuvent avoir servi autant à puiser l'eau qu'à cuire un ragoût ou stocker une salaison de jambon.

Prendre en compte le type de pâte d'un vase se révèle plus parlant. Si la pâte est très poreuse, peu de chance que le pot ait contenu un liquide. Si elle est trop fine ou calcaire, impossible d'en faire un pot à cuisson. Par contre, si la pâte est siliceuse, le pot fera une parfaite marmite!

Quand l'étude de la pâte et de la forme ne suffit pas, le céramologue averti peut se lancer dans un dernier type d'observation, celui des marques d'utilisation du récipient.

On recense plusieurs sortes de traces:

- des traces de feu, généralement situées sur la panse et le fond du récipient, désignent une céramique mise directement en contact avec le foyer, donc logiquement destinée à la cuisson

- des caramels alimentaires, restes d'aliments carbonisés, indiquent aussi un pot à cuire

- des dépôts calcaires suggèrent qu'un vase a été utilisé comme bouilloire

- la cuisson du lait à répétition peut laisser des traces de caséine

- des empreintes de sel, repérables à la desquamation des parois, laissent penser que le pot a contenu des salaisons

Ainsi, il importe aux courageux céramologues d'être attentifs à la moindre trace présente sur chaque tesson afin de ne perdre aucune information...

Publié dans alimentation gauloise

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