alimentation grecque

Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 14:42

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En ces périodes de fêtes, mères de tous les abus, on remercie Plutarque de ses bons conseils contre la barre du lendemain:

"Aristénète de Nicée dit qu'il se souvenait d'avoir lu quelque part que le jus de raisin mélangé au vin dissipait l'ivresse; et aussi que certains médecins recommandaient à ceux qui avaient trop bu de vomir, puis de manger, au moment d'aller dormir, du pain trempé dans du miel."

(Propos de table. III, 7)

Cette prescription antique n'est pas sans rappeler le bon vieux plat de pâtes qu'on se fait à 4h du mat' en rentrant de soirée...histoire de pomper l'alcool!

Par g.r.a.p.a. - Publié dans : alimentation grecque
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 21:32


C'est en lisant les textes du banqueteur Athénée ou encore du célèbre médecin Hippocrate, et en fouillant sur les sites archéologiques qui est alors possible aux chercheurs de rassembler des données venues de divers horizons et de brosser une image du régime alimentaire grec.

 

En dépit de la nature peu fertile des terres grecques qui rend la culture des céréales compliquée, les aliments de base sont l'orge et le blé. L'orge est précuit pour être réduit en farine de gruau et consommé sous forme de bouillie: la maza, véritable plat « national », à laquelle on ajoute au choix de l'eau, de l'huile, du lait, du fromage, du miel ou encore des condiments (ail, marjolaine, thym). Dans les campagnes, les paysans ont aussi l'habitude, après une dure journée de labeur, de se rafraichîr le gosier avec une boisson faite de farine de gruau (fermentée???) et de menthe.

«Mangeurs d'orges»...les Grecs n'ont pas volé leur réputation auprès des Romains!

Le blé, plus cher que l'orge, se mange sous forme de galettes plates, de pain levé et de gâteaux fabriqués soit par des boulangers professionnels, soit plus simplement à la maison par les femmes ou les esclaves.

A cette nourriture essentielle, s'ajoute aussi les légumineuses (lentilles, fèves, pois chiches), incontestables compléments alimentaires aux céréales pour des paysans démunis en temps de disette, et de nombreux légumes (choux, poireau, rave, navets, cresson) dont certains espèces sont aujourd'hui oubliées.

Sans oublier l'incontournable olive et autres fruits tels que raisins, melons, figues, poires, pommes, coings, nèfles, grenades et amandes!

 

Il y a le ciel, le soleil et la mer...hé oui! En Grèce, la mer est partout. Impossible alors de concevoir un repas sans un bon poisson grillé ou en sauce. Les peuples côtiers ont l'embarras du choix: sardines, anchois, thon, rouget, raie ou espadon.

 

Les animaux domestiques (bœuf, porc, mouton et chien!) sont mangés uniquement pendant les fêtes religieuses: après le sacrifice de l'animal, on partage les parts et l'on banquette entre citoyens aux abords du temple ou d'un bâtiment public réservé à cet usage. Les viscères sont grillées à feu vif et les chairs sont bouillies dans de grands chaudrons. Ce repas officiel, pris en commun, constitue un acte politique en soi et renforce l'unité de la cité grecque. Mais les banquets publics sont réservés à la classe des citoyens, qui représente une minorité de la population!

 

 

Par GRAPA - Publié dans : alimentation grecque
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