Jeudi 12 juin 2008
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C'est en lisant les textes du banqueteur Athénée ou encore du célèbre médecin Hippocrate, et en fouillant sur les sites
archéologiques qui est alors possible aux chercheurs de rassembler des données venues de divers horizons et de brosser une image du régime alimentaire grec.
En dépit de la nature peu fertile des terres grecques qui rend la culture des céréales compliquée, les aliments de base
sont l'orge et le blé. L'orge est précuit pour être réduit en farine de gruau et consommé sous forme de bouillie: la maza, véritable plat « national », à laquelle on
ajoute au choix de l'eau, de l'huile, du lait, du fromage, du miel ou encore des condiments (ail, marjolaine, thym). Dans les campagnes, les paysans ont aussi l'habitude, après une dure journée
de labeur, de se rafraichîr le gosier avec une boisson faite de farine de gruau (fermentée???) et de menthe.
«Mangeurs d'orges»...les Grecs n'ont pas volé leur réputation auprès des Romains!
Le blé, plus cher que l'orge, se mange sous forme de galettes plates, de pain levé et de gâteaux fabriqués soit par des
boulangers professionnels, soit plus simplement à la maison par les femmes ou les esclaves.
A cette nourriture essentielle, s'ajoute aussi les légumineuses (lentilles, fèves, pois chiches), incontestables compléments
alimentaires aux céréales pour des paysans démunis en temps de disette, et de nombreux légumes (choux, poireau, rave, navets,
cresson) dont certains espèces sont aujourd'hui oubliées.
Sans oublier l'incontournable olive et autres fruits tels que raisins, melons, figues, poires, pommes, coings, nèfles,
grenades et amandes!
Il y a le ciel, le soleil et la mer...hé oui! En
Grèce, la mer est partout. Impossible alors de concevoir un repas sans un bon poisson grillé ou en sauce. Les peuples côtiers ont l'embarras du choix: sardines, anchois, thon, rouget, raie
ou espadon.
Les animaux domestiques (bœuf, porc, mouton et chien!) sont mangés uniquement pendant les fêtes religieuses:
après le sacrifice de l'animal, on partage les parts et l'on banquette entre citoyens aux abords du temple ou d'un bâtiment public réservé à cet usage. Les viscères sont grillées à feu vif et les
chairs sont bouillies dans de grands chaudrons. Ce repas officiel, pris en commun, constitue un acte politique en soi et renforce l'unité de la cité grecque. Mais les banquets
publics sont réservés à la classe des citoyens, qui représente une minorité de la population!