/// promenons-nous dans les bois ///

Publié le par GRAPA

Les auteurs latins s'étonnent de la rareté des arbres fruitiers en Gaule. Comprenez par là non qu'ils sont absents du paysage, mais qu'ils ne sont pas cultivés.

En effet, tout pousse à croire que les vergers apparaitront en Gaule avec la Conquête. Les noyaux de fruits retrouvés à l'époque celtique par les archéologues se distinguent par leur petite taille, qui caractérise les espèces sauvages.

Cela dit, la cueillette du temps des Gaulois a pu se révéler prospère. La Gauloise a eu le choix de varier le parfum de ses tartes: pomme, poire, cerise noire, prunelle, fraise des bois, noisette, mûre de ronce, argousier, sureau et pourquoi pas un mélange nèfle-staphylier pour la plus aventurière de ces ménagères?

Les légumes eux aussi sont nombreux, mais en l'absence de noyaux, difficile de savoir si ces derniers sont cultivés, voire sélectionnés, ou simplement ramassés à l'état sauvage.

Qu'importe! On trouve panais, oignon, plantain, cresson, consoude, bette, bourrache, ortie, oseille, chou, asperge, poireau sauvage, rave, navet, laitue vivace, salsifis des prés, raifort et autre radis noir. Sans oublier les feuilles de certains arbres qui sont aussi consommable, comme le noisetier. A cela s'ajoute les légumineuses, forts appréciées: lentilles, pois, fèves et pois chiches.

Les champignons sauvages sont aussi très recherchés. Ils sont dégustés frais, secs ou même réduits en poudre comme condiment. Chanterelles, bolets, pieds de mouton, lépiotes, morilles et autres lactaires, de quoi parfumer non seulement les forêts de Gaule mais aussi leurs succulentes préparations...

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